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Commentaire composé Ecce homo de “Oeuvres complètes (Michaux)

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Henri Michaux Oeuvres complètes (Michaux)
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Ecce homo\" d'Henri Michaux (\"Exorcismes\"). Cette analyse sur Ecce Homo de Michaux a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvres complètes (Michaux)”

    \"Ecce homo\" sont les mots par lesquels Ponce Pilate présente au peuple le Christ couronné d'épines (Évangile de saint Jean, XIX-5). Ce titre nous place d'emblée dans une perspective métaphysique : celle de la définition de l'Homme souffrant.

    Ce texte est extrait du très long poème en prose qui constitue la fin du recueil Exorcismes paru en 1943. Michaux n'y entreprend pas une critique ponctuelle de la guerre, mais réfléchit sur la destinée humaine bouleversée. Organisée en micro-séquences que sont les paragraphes, cette vision procède par angles d'attaque successifs et morcelés qui traduisent l'éparpillement de l'homme.

    Texte étudié : composé sur d'Ecce homo (Exorcismes, 1943, Henry Michaux)

    J'ai vu l'homme.
    Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file
    rapide sur la mer indéfinie.
    J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé et qui cherchait. Il avait le sérieux
    de la puce qui saute, mais son saut était rare et réglementé. [...]
    Je n'ai pas vu l'homme répandant autour de lui l'heureuse conscience de
    la vie. Mais j'ai vu l'homme comme un bon bimoteur de combat répandant
    la terreur et les maux atroces.
    Il avait, quand je le connus, à peu près cent mille ans et faisait aisément
    le tour de la Terre. Il n'avait pas encore appris à être bon voisin.

    Il courait parmi eux des vérités locales, des vérités nationales. Mais
    l'homme vrai, je ne l'ai pas rencontré.
    Toutefois, excellent en réflexes et en somme presque innocent : l'un
    allume une cigarette, l'autre allume un pétrolier.
    Je n'ai pas vu l'homme circulant dans la plaine et les plateaux de son être
    intérieur, mais je l'ai vu faisant travailler des atomes et de la vapeur
    d'eau, bombardant des morceaux d'atomes qui n'existaient peut-être
    même pas, regardant avec des lunettes son estomac, sa vessie, les os de
    son corps et se cherchant en petits morceaux, en réflexes de chien.
    Je n'ai pas entendu le chant de l'homme, le chant de la contemplation des
    mondes, le chant de la sphère, le chant de l'immensité, le chant de
    l'éternelle attente.

    Mais j'ai entendu son chant comme une dérision, comme un spasme.
    (Henri Michaux : Exorcismes : \"Ecce homo\")