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Commentaire composé La déchéance du père Goriot de “Le père Goriot

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Honoré de Balzac Le père Goriot
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"La déchéance physique du Père Goriot\" de Balzac. Cette analyse sur la déchéance physique du père Goriot de Balzac a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le père Goriot”

    L'extrait étudié porte sur la déchéance physique du Père Goriot. Le passage sert aussi bien la dynamique d'ensemble du récit que le déclenchement d'émotions chez le lecteur.

    Texte étudié: La déchéance du Père Goriot (Le Père Goriot, Balzac) :

    Il devint progressivement maigre ; ses mollets tombèrent ; sa figure,
    bouffie par le contentement d'un bonheur bourgeois, se rida
    démesurément ; son front se plissa, sa mâchoire se dessina. Durant la
    quatrième année de son établissement rue Neuve Sainte-Geneviève, il ne
    se ressemblait plus. Le bon vermicellier de soixante-deux ans qui ne
    paraissait pas en avoir quarante, le bourgeois gros et gras, frais de bêtise,
    dont la tenue égrillarde réjouissait les passants, qui avait quelque chose
    de jeune dans le sourire, semblait être un septuagénaire hébété, vacillant,
    blafard. Ses yeux bleus si vivaces prirent des teintes ternes et gris-de-fer,
    ils avaient pâli, ne larmoyaient plus, et leur bordure rouge semblait
    pleurer du sang. Aux uns, il faisait horreur ; aux autres, il faisait pitié. De
    jeunes étudiants en médecine, ayant remarqué l'abaissement de sa lèvre
    inférieure et mesuré le sommet de son angle facial, le déclarèrent atteint
    de crétinisme, après l'avoir longtemps houspillé sans en rien en tirer. Un
    soir, après le dîner, madame Vauquer lui ayant dit en manière de raillerie
    \"Eh bien ! Elles ne viennent donc plus vous voir, vos filles ?\" en mettant
    en doute sa paternité, le père Goriot tressaillit comme si son hôtesse l'eût
    piqué avec un fer.
    \"Elles viennent quelquefois\", répondit-il d'une voix émue.
    \"Ah ! Ah ! Vous les voyez encore quelquefois ! s'écrièrent les étudiants.
    Bravo, père Goriot !\"
    Mais le vieillard n'entendit pas les plaisanteries que sa réponse lui attirait, il était retombé dans un état méditatif que ceux qui l'observaient superficiellement prenaient pour un engourdissement sénile dû à son défaut d'intelligence.
    (Balzac, Le Père Goriot, La déchéance du Père Goriot)