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Commentaire composé La marche des nomades de “Désert

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Jean-Marie Le Clézio Désert
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La marche de la caravane extrait de \"Le désert\" de Le Clezio. Cette analyse sur La marche de la caravane dans Le désert de Le Clezio a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Désert”

    Désert, publié en 1980, où il abandonne l'écriture liée à « l'état brut » des premières oeuvres, est son roman sans doute le plus accessible.
    Le Clezio y peint la grande chevauchée tragique des nomades du désert marocain, remontant vers Agadir où ils seront vaincus et décimés par la puissance colonisatrice.

    Dans les deux paragraphes analysés, Le Clézio montre la « caravane » marchant inexorablement vers un but dont elle sait d'avance qu'il sera sanglant et mortel. Il y peint également ceux qui participent à l'exode, leur endurance, leur vie si dure, si cruelle, la grandeur avec laquelle ils attendent et supportent leur destin

    Texte étudié: Le Clézio, \"Désert\" : La caravane marchant dans le désert

    Ils étaient les hommes et les femmes de sable, du vent, de la lumière, de
    la nuit. Ils étaient apparus, comme dans un rêve, en haut d'une dune,
    comme s'ils étaient nés du ciel sans nuages, et qu'ils avaient dans leurs
    membres la dureté de l'espace. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui
    fait saigner les lèvres, le silence dur où luit le soleil, les nuits froides, la
    lueur de la Voie lactée, la lune ; ils avaient avec eux leur ombre géante au
    coucher du soleil, les vagues de sable vierge que leurs orteils écartés
    touchaient, l'horizon inaccessible. Ils avaient surtout la lumière de leur
    regard, qui brillait si clairement dans la sclérotique de leurs yeux.
    Le troupeau des chèvres bises et des moutons marchait devant leurs
    enfants. Les bêtes aussi allaient sans savoir où, posant leurs sabots sur
    des traces anciennes. Le sable tourbillonnait entre leurs pattes,
    s'accrochait à leurs toisons sales. Un homme guidait les dromadaires, rien
    qu'avec la voix, en grognant et en crachant comme eux. Le bruit rauque
    des respirations se mêlait au vent, disparaissait aussitôt dans les creux
    des dunes, vers le sud. Mais le vent, la sécheresse, la faim n'avaient plus
    d'importance. Les hommes et le troupeau fuyaient lentement,
    descendaient vers le fond de la vallée sans eau, sans ombre.
    (Le Clézio, Désert)