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Commentaire composé Acte IV, scène 7 (Le monologue de Clindor) de “L'illusion comique

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Pierre Corneille L'illusion comique
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Le monologue de Clindor\", extrait de l'Illusion Comique de Corneille (Acte IV, scène 7). Cette analyse de l'acte IV, scène 7 de L'illusion comique de Corneille a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “L'illusion comique”

    Nous nous situons dans le premier niveau de la pièce enchâssée. Andraste est mort, Clindor est en prison. Il se rend compte qu'il s'est servi de son amour pour se hisser à un destin qui n'était pas le sien.

    Acte IV, scène 7 : Monologue de Clindor (L'illusion Comique de Corneille) :

    CLINDOR
    Aimables souvenirs de mes chères délices,
    Qu'on va bientôt changer en d'infâmes supplices,
    Que malgré les horreurs de ce mortel effroi,
    Vos charmants entretiens ont de douceurs pour moi !
    Ne m'abandonnez point, soyez-moi plus fidèles
    Que les rigueurs du sort ne se montrent cruelles ;
    Et lorsque du trépas les plus noires couleurs
    Viendront à mon esprit figurer mes malheurs,
    Figurez aussitôt à mon âme interdite
    Combien je fus heureux par delà mon mérite.
    Lorsque je me plaindrai de leur sévérité,
    Redites-moi l'excès de ma témérité :
    Que d'un si haut dessein ma fortune incapable
    Rendait ma flamme injuste, et mon espoir coupable ;
    Que je fus criminel quand je devins amant,
    Et que ma mort en est le juste châtiment.
    Quel bonheur m'accompagne à la fin de ma vie !
    Isabelle, je meurs pour vous avoir servie ;
    Et de quelque tranchant que je souffre les coups,
    Je meurs trop glorieux, puisque je meurs pour vous.
    Hélas ! Que je me flatte, et que j'ai d'artifice
    A me dissimuler la honte d'un supplice !
    En est-il de plus grand que de quitter ces yeux
    Dont le fatal amour me rend si glorieux ?
    L'ombre d'un meurtrier creuse ici ma ruine :
    Il succomba vivant, et mort il m'assassine ;
    Son nom fait contre moi ce que n'a pu son bras ;
    Mille assassins nouveaux naissent de son trépas ;
    Et je vois de son sang, fécond en perfidies,
    S'élever contre moi des âmes plus hardies,
    De qui les passions, s'armant d'autorité,
    Font un meurtre public avec impunité.
    Demain de mon courage on doit faire un grand crime,
    Donner au déloyal ma tête pour victime ;
    Et tous pour le pays prennent tant d'intérêt,
    Qu'il ne m'est pas permis de douter de l'arrêt.
    Ainsi de tous côtés ma perte était certaine :
    J'ai repoussé la mort, je la reçois pour peine.
    D'un péril évité je tombe en un nouveau,
    Et des mains d'un rival en celles d'un bourreau.
    Je frémis à penser à ma triste aventure ;
    Dans le sein du repos je suis à la torture :
    Au milieu de la nuit, et du temps du sommeil,
    Je vois de mon trépas le honteux appareil ;
    J'en ai devant les yeux les funestes ministres ;
    On me lit du sénat les mandements sinistres ;
    Je sors les fers aux pieds ; j'entends déjà le bruit
    De l'amas insolent d'un peuple qui me suit ;
    Je vois le lieu fatal où ma mort se prépare :
    Là mon esprit se trouble, et ma raison s'égare ;
    Je ne découvre rien qui m'ose secourir,
    Et la peur de la mort me fait déjà mourir.
    Isabelle, toi seule, en réveillant ma flamme,
    Dissipes ces terreurs et rassures mon âme ;
    Et sitôt que je pense à tes divins attraits,
    Je vois évanouir ces infâmes portraits.
    Quelques rudes assauts que le malheur me livre,
    Garde mon souvenir, et je croirai revivre.
    Mais d'où vient que de nuit on ouvre ma prison ?
    Ami, que viens-tu faire ici hors de saison ?