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Commentaire composé Les règles du camp de “Si c'est un homme

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Primo Lévi Si c'est un homme
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Les règles du camp\" de Primo Lévi (Si c'est un homme). Cette analyse des règles du camp dans Si c'est un homme de Primo Lévi a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Si c'est un homme”

    Ce passage est une énumération des nombreuses règles qui régissent la
    \"vie\" au camp. Nous verrons comment Primo Lévi montre
    l'invraisemblance des règles du camp. Dans un premier temps nous
    étudierons les règles innombrables et absurdes, puis dans un second
    temps les conditions de vie et de survie difficiles, conséquences de ces règles.

    Texte étudié : Primo Levi : Si c'est un homme : Les règles du camp

    Nous connaissons déjà en grande partie le règlement du camp, qui est
    incroyablement compliqué ; les interdictions sont innombrables
    interdiction de s'approcher à plus de deux mètres des barbelés ; de dormir
    avec sa veste, ou sans caleçons, ou le calot sur la tête ; d'entrer dans les
    lavabos ou les latrines \"nur fur Kapos\" ou \"nur fur Reichsdeutsche\" ; de ne
    pas aller à la douche les jours prescrits, et d'y aller les jours qui ne le sont
    pas ; de sortir de la baraque la veste déboutonnée ou le col relevé ; de
    mettre du papier ou de la paille sous ses habits pour se défendre du froid
    de se laver autrement que torse nu.
    Les rites à accomplir sont infinis et insensés : tous les matins, il faut faire
    son \"lit\" de manière qu'il soit parfaitement lisse et plat ; il faut astiquer
    ses sabots boueux et répugnants avec de la graisse de machine réservée
    à cet usage, racler les taches de boue de ses habits (les taches de
    peinture, de gras et de rouille sont admises) ; le soir, il faut passer au
    contrôle des poux et au contrôle du lavage de pieds ; le samedi, il faut se
    faire raser la barbe et les cheveux, raccommoder ou faire raccommoder
    ses hardes ; le dimanche; c'est le contrôle général de la gale et le contrôle
    des boutons de veste, qui doivent correspondre au nombre réglementaire: cinq.
    Sans compter les innombrables circonstances, insignifiantes en ellesmêmes,
    qui deviennent ici de véritables problèmes. Quand les ongles
    poussent, il faut les couper, et nous ne pouvons le faire qu'avec les dents
    (pour les ongles des pieds, le frottement des souliers suffit) ; si on perd
    un bouton, il faut savoir le faire tenir avec un fil de fer ; si on va aux
    latrines ou aux lavabos, il faut emporter avec soi tout son attirail sans le
    lâcher un seul instant, quitte à tenir ses habits roulés en boule et serrés
    entre les genoux pendant qu'on se lave la figure : sinon, ils disparaissent
    à la minute. Si un soulier fait mal, il faut se présenter le soir à la
    cérémonie de l'échange des chaussures ; c'est le moment ou jamais de
    montrer son adresse : au milieu d'une effroyable cohue, il faut savoir
    repérer au premier coup d'oeil non pas la bonne paire, mais le bon soulier,
    car une fois le choix fait, il n'est plus possible d'en changer.
    Et que l'on n'aille pas croire que dans la vie du Lager, les souliers
    constituent un facteur négligeable. La mort commence par les souliers : ils
    se sont révélés être pour la plupart d'entre nous de véritables instruments
    de torture qui provoquaient au bout de quelques heures de marche des
    plaies douloureuses destinées à s'infecter. Celui qui a mal aux pieds est
    obligé de marcher comme s'il traînait un boulet (d'où l'allure bizarre de
    l'armée de larves qui rentre chaque soir au pas militaire) ; il arrive bon
    dernier partout, et partout reçoit des coups ; il ne peut pas courir si on le
    poursuit ; ses pieds enflent, et plus ils enflent, plus le frottement contre le
    bois et la toile du soulier devient insupportable. Alors il ne lui reste plus
    que l'hôpital : mais il est extrêmement dangereux d'entrer à l'hôpital avec
    le diagnostic de \"dicke Fusse\" (pieds enflés), car personne n'ignore, et les
    55 moins que quiconque, que c'est un mal dont on ne guérit pas.
    (Primo Levi, Si c'est un homme, Les règles du camp)