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Commentaire composé Dialogue du chapon et de la Poularde (leçon de morale) de “Dialogue du Chapon et de la Poularde

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Voltaire Dialogue du Chapon et de la Poularde
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le \"Dialogue du Chapon et de La Poularde\" de Voltaire. Notre analyse du dialogue du Chapon et de la Poularde de Voltaire a été rédigée par un professeur de français.

    Le Dialogue du Chapon et de la Poularde est un texte écrit par Voltaire (François-Marie Arouet de son vrai nom). Publié en 1763, cet apologue dénonce, par l'intermédiaire d'un échange entre ces deux animaux, la conduite absurde des hommes et leur détournement de la morale et de la tradition.

    Pour ce faire, l'écrivain part du thème de la violence faite aux animaux, afin d'élargir sa critique à l'ensemble de la société de son temps.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Dialogue du Chapon et de la Poularde”

    « LA POULARDE

    Que la gourmandise a d'affreux préjugés ! J'entendais l'autre jour, dans cette espèce de grange qui est près de notre poulailler, un homme qui parlait seul devant d'autres hommes qui ne parlaient point ; il s'écriait que « Dieu avait fait un pacte avec nous et avec ces autres animaux appelés hommes ; que Dieu leur avait défendu de se nourrir de notre sang et de notre chair ». Comment peuvent-ils ajouter à cette défense positive la permission de dévorer nos membres bouillis ou rôtis ? Il est impossible, quand ils nous ont coupé le cou, qu'il ne reste beaucoup de sang dans nos veines ; ce sang se mêle nécessairement à notre chair; ils désobéissent donc visiblement à Dieu en nous mangeant. De plus, n'est-ce pas un sacrilège de tuer et de dévorer des gens avec qui Dieu a fait un pacte ? Ce serait un étrange traité que celui dont la seule clause serait de nous livrer à la mort. Ou notre créateur n'a point fait de pacte avec nous, ou c'est un crime de nous tuer et de nous faire cuire, il n'y a pas de milieu.

    LE CHAPON

    Ce n'est pas la seule contradiction qui règne chez ces monstres, nos éternels ennemis. Il y a longtemps qu'on leur reproche qu'ils ne sont d'accord en rien. Ils ne font des lois que pour les violer et, ce qu'il y a de pis, c'est qu'ils les violent en conscience. Ils ont inventé cent subterfuges, cent sophismes pour justifier leurs transgressions. Ils ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices, et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées. Figure-toi que, dans le petit pays où nous vivons, il est défendu de nous manger deux jours de la semaine : ils trouvent bien moyen d'éluder la loi ; d'ailleurs cette loi, qui te parait favorable, est très barbare ; elle ordonne que ces jours-là on mangera les habitants des eaux : ils vont chercher des victimes au fond des mers et des rivières. Ils dévorent des créatures dont une seule coûte souvent plus de la valeur de cent chapons : ils appellent cela jeûner, se mortifier. Enfin je ne crois pas qu'il soit possible d'imaginer une espèce plus ridicule à la fois et plus abominable, plus extravagante et plus sanguinaire. »