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Commentaire composé La rencontre du riche chinois de “L'Amant

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Marguerite Duras L'Amant
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La rencontre du riche Chinois dans L'amant de Marguerite Duras. Notre analyse sur La rencontre du riche chinois dans L'amant de Marguerite Duras a été rédigée par un professeur.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “L'Amant”

    L'Amant, livre pour lequel Marguerite Duras a obtenu le Prix Goncourt en 1984, a donné à son auteur une place à part dans la production romanesque du XXe siècle. Délaissant les codes traditionnels, elle s'est concentrée sur le dialogue, les silences, les non-dits, ce que l'on devine des personnages.

    C'est dans cet esprit qu'il faut aborder le passage étudié, celle d'une rencontre amoureuse improbable, au cœur de l'Indochine du début du XXe siècle, entre un riche banquier chinois et une jeune femme blanche.

    Texte étudié : Duras : L'amant : La rencontre du riche Chinois

    La scène se passe en Indochine, à l'époque coloniale au début du XX ème
    siècle. La narratrice, une jeune fille d'origine française est âgée alors de
    quinze ans et demi s'apprête à traverser le fleuve, sur le débarcadère.
    Là, elle est abordée par un jeune et riche Chinois. Pensionnaire à Saigon,
    elle prend le bac pour rejoindre sa mère à Sadec, sur le fleuve Mékong.
    Alors qu'elle s'apprête à traverser le fleuve, sur le débarcadère, elle est
    abordée par un jeune et riche Chinois.
    L'homme élégant est descendu de la limousine (1), il fume une cigarette
    anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d'homme et aux chaussures
    d'or. Il vient vers elle lentement. C'est visible, il est intimidé. Il ne sourit
    pas tout d'abord. Tout d'abord il lui offre une cigarette. Sa main tremble.
    Il y a cette différence de race, il n'est pas blanc, il doit la surmonter, c'est
    pourquoi il tremble. Elle lui dit qu'elle ne fume pas, non merci. Elle ne dit
    rien d'autre, elle ne lui dit pas laissez-moi tranquille. Alors il a moins peur.
    Alors il lui dit qu'il croit rêver. Elle ne répond pas. Ce n'est pas la peine
    qu'elle réponde, que répondrait-elle. Elle attend. Alors il le lui demande :
    mais d'où venez-vous ? Elle dit qu'elle est la fille de l'institutrice de l'école
    de filles de Sadec. Il réfléchit et puis il dit qu'il a entendu parler de cette
    dame, sa mère, de son manque de chance avec cette concession (2)
    qu'elle aurait achetée au Cambodge, c'est bien ça, n'est-ce pas ? Oui c'est
    ça.
    Il répète que c'est tout à fait extraordinaire de la voir sur ce bac, une
    jeune fille belle comme elle l'est, vous ne vous rendez pas compte, c'est
    très inattendu, une jeune fille blanche dans un car d'indigène.
    Il lui dit que le chapeau lui va bien, très bien même, que c'est ... original
    ... un chapeau d'homme, pourquoi pas ? elle est si jolie, elle peut tout se
    permettre. (Marguerite Duras, L'Amant, 1984, La rencontre du riche Chinois)