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Gabriel Garcia Marquez

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Gabriel José de la Concordia García Márquez est né le 6 mars 1927 à Aracataca, dans le nord de la Colombie. Son père était télégraphiste, et sa mère issue de la bourgeoisie locale de cette région.
L'éducation du jeune Gabriel est rapidement confiée à ses grands-parents maternels.

A l'âge de 12 ans, Gabriel entame des études à Barranquilla, où il est pensionnaire et boursier. Il obtient une place dans un lycée habituellement réservé aux enfants surdoués, et géré par des jésuites. Il étudiera donc au « Liceo Nacional » (Zapaquira) jusqu'à ses dix huit ans et l'obtention de son diplôme de bachelier.

Ensuite, Gabriel García Márquez s'installe dans la banlieue de Bogota et étudie le journalisme et le droit à l'Université nationale de Colombie.

En 1947, sa nouvelle « La Troisième Résignation » est publiée dans le journal El Espectador. C'est la première d'une série qui s'étend de 1947 à 1952. Lorsque Jorge Eliécer Gaitan, le leader politique, est assassiné, l'université ferme et Gabriel rentre retrouver sa famille à Carthagène.

Gabriel se lance comme journaliste au sein de cette même revue qui lui a accordé sa confiance. Il vit une existence de nomade et lit beaucoup ; à cette période, il découvre donc le roman moderne américain (Hemingway, Faulkner, Woolf) ainsi que d'autres auteurs célèbres, comme James Joyce et Kafka. Puis García Márquez voyage énormément, en raison de son métier de correspondant : en Suisse, en France, en Italie et en Espagne. En 1958, il se rend en Allemagne de l'Est, en Hongrie, avant de repasser par l'Europe de l'Ouest. De retour en Colombie, Gabriel se marie avec Mercedes Barcha Pardo.

García Márquez ouvre avec un ami (Plinio Menzona) un bureau d'agence d'informations, juste après la Révolution à Cuba. Il s'agit de « Prensa latina ». Il travaille pour ce bureau à La Havane, mais aussi à New York.

En 1961, il démissionne, s'installe au Mexique et écrit des scénarios et des nouvelles. Mais surtout, en 1965, García Márquez commence à travailler sur ce qui sera l'un de ses chefs-d'œuvre : Cent ans de solitude (Cien años de soledad). Le roman paraît en 1967 en Argentine, puis se diffuse à travers l'Amérique latine, l'Amérique du Nord et l'Europe. Son auteur est dès lors riche et célèbre.
En juin 2007, le livre atteint les 36 millions d'exemplaires vendus, et il est traduit dans 35 langues.

De 1968 à 1974, Gabriel García Márquez s'installe à Barcelone.
En 1972, il crée l'hebdomadaire Alternativa.

Huit ans plus tard, il est à l'origine de la fondation Habeas, destinée à défendre les droits de l'homme et les prisonniers politiques sud-américains. Sa renommée est telle qu'il rencontre le Roi d'Espagne et le Pape en 1979.

Les honneurs se multiplient, puisqu'il devient docteur honoris cause de l'université Columbia (NYC), puis il reçoit le titre, en 1980, de commandeur de la Légion d'honneur.

1982 est l'année de la consécration, puisque Gabriel García Márquez reçoit le Prix Nobel de littérature pour « ses romans et ses nouvelles, dans lesquels le fantastique et le réalisme sont combinés dans un univers à l'imagination très riche, reflétant la vie d'un continent et ses conflits ».

En 2002 paraît le premier volume de ses mémoires, Vivir para contarla. Le succès est immense, en particulier dans les pays hispanophones.
García Márquez a encore de la sympathie pour Castro et tous les révolutionnaires d'Amérique latine. Son soutien est à la fois moral et financier, puisqu'il utilise également l'argent des prix littéraires reçus pour financer certaines campagnes (comme celle du MAS au Venezuela). De même, il est arrivé qu'il serve d'intermédiaire entre le gouvernement colombien et les guérilleros, en 1970 notamment.

Sur d'autres plans, García Márquez est l'un des fondateurs de l'EICTV, Ecole Internationale de Cinéma et de Télévision basée à Cuba. Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

En mars 2009, son agent a annoncé la fin de la carrière de l'écrivain.

Quelques titres ont particulièrement marqué sa carrière :

1967 - Cien años de soledad - Cent ans de solitude
1981 - Chronique d'une mort annoncée
1985 - El amor en los tiempos del cólera
1994 - Del amor y otros demonios
1996 - Noticia de un secuestro
2002 - Vivir para contarla
2004 - Mémoires de mes putains tristes

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