Emile Zola

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Emile-Edouard-Charles-Anthoine Zola naît à Paris le 2 avril 1840. Sa mère est française et son père, François Zola, vénitien et ingénieur meurt quand Émile n'a que 7 ans. Émile et sa mère se retrouvent alors dans une situation précaire. Il passe sa jeunesse à Aix-en-Provence, ville qu'il évoque dans son œuvre sous le nom de Plassans.
Boursier au lycée d'Aix-en-Provence, Émile a pour camarade Paul Cézanne, le futur peintre.


A 18 ans, il s'inscrit au lycée Saint-Louis, mais il échoue deux fois au baccalauréat à cause du français, l'obligeant à travailler pour gagner sa vie.
Il devient pour peu de temps, employé de douanes mais il n'aime pas son travail.

En 1862, après avoir été naturalisé, il entre à la librairie Hachette et gravit les échelons de l'entreprise en passant de commis (employé de bureau) à chef de publicité. Il tente de se faire connaître en publiant des poèmes dans des revues, en écrivant des textes en prose, allant du conte de fées à la satire politique, ainsi que quelques tentatives théâtrales.


En 1866, il devient journaliste, ce qui lui permet de se documenter et d'enquêter sur Paris, corrompu à la fin de l'Empire. Il mène cette année-là sa première gr ande campagne naturaliste en défendant un peintre dont les toiles sont refusées au Salon : Edouard Manet.


En 1867, il publie son premier chef d'œuvre : " Thérèse Raquin " roman dans lequel il applique les principes du naturalisme, un mouvement littéraire dont il deviendra le chef de file.
Il se marie en 1870 avec Alexandrine Meley, puis commence sa gigantesque fresque : " les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire".


En 1877 " l'Assommoir " lui apporte la prospérité, ce qui permet à Zola d'acheter une maison à Medan (au bord de la Seine), qui devient le lieu de ralliement des naturalistes.


En 1893 paraît le vingtième et dernier livre de sa fresque : " Le Docteur Pascal ".


Sa candidature à l'Académie française est repoussée, certains de ses livres ont provoqué des scandales, mais son talent est unanimement reconnu : par exemple, lors d'un voyage en Italie, Zola est reçu triomphalement par le roi et la population.
En 1898, à l'âge de 57 ans, Zola écrit au président de la République Félix Faure, son " J'accuse " sur l'affaire Dreyfus, publié dans le journal l'Aurore. Il dénonce les lacunes d'un procès où un juif est injustement accusé d'espionnage. Il est condamné à un an de prison par l'État-Major et il s'exile onze mois à Londres. Il n'est considéré à nouveau comme citoyen que lorsque Dreyfus est innocenté.


Grâce à Zola, la Cour de Cassation renvoie Dreyfus devant le Conseil de guerre, le 3 juin 1899 et en 1904, il est innocenté et réintégré dans l'armée. Hélas, Zola n'y participera pas car le 29 septembre 1902, Émile Zola est mort, asphyxié par les émanations de gaz carboniques de sa cheminée. Sa femme, elle, a pu être sauvé.


En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon près de celles de Victor Hugo.