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Commentaire composé Acte III, scène 3 de “Lorenzaccio

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Alfred de Musset Lorenzaccio
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur l'acte III, Scène 3 de Lorenzaccio de Musset : La tirade de Lorenzo. Cette analyse de l'acte III, scène 3 de Lorenzaccio (la tirade de Lorenzo) a été rédigée par un professeur de français.

    Ce drame romantique de Musset paraît en août 1834 et s'inspire d'un ouvrage de George Sand, Une conspiration (1537), ainsi que des évènements relatés dans la Storia fiorentina de Varchi.

    L'Acte III se concentre sur la préparation du meurtre d'Alexandre par Lorenzo. La scène que nous allons étudier (scène 3 de cet acte) est à la fois centrale et cruciale pour l'ensemble de la pièce. En effet, Lorenzo révèle son véritable dessein à Philippe, ce qui fait de lui un héros romantique et plus vertueux que ce que les autres pensaient de lui.

    Poussé par un passé de vices qu'il ne peut désormais changer, Lorenzo est prêt à passer à l'action. Ce passage lui sert de justification.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Lorenzaccio”

    LORENZO : « Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m'empoisonne, ou que je saute dans l'Arno ? Veux-tu donc que je sois un spectre, et qu'en frappant sur ce squelette (il frappe sa poitrine), il n'en sorte aucun son ? Si je suis l'ombre de moi-même, veux-tu donc que je m'arrache le seul fil qui rattache aujourd'hui mon cœur à quelques fibres de mon cœur d'autrefois ? Songes-tu que ce meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu ? Songes-tu que je glisse depuis deux ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d'herbe où j'aie pu cramponner mes ongles ? Crois-tu donc que je n'aie plus d'orgueil, parce que je n'ai plus de honte ? Et veux-tu que je laisse mourir en silence l'énigme de ma vie ? Oui, cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait s'évanouir, j'épargnerais peut-être ce conducteur de bœufs. Mais j'aime le vin, le jeu et les filles ; comprends-tu cela ? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me parles, c'est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et d'infamie ; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l'exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche ; j'en ai assez de me voir conspué par des lâches sans nom qui m'accablent d'injures pour se dispenser de m'assommer, comme ils le devraient, j'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il faut que le monde sache un peu qui je suis et qui il est. Dieu merci, c'est peut-être demain que je tue Alexandre ; dans deux jours j'aurai fini. Ceux qui tournent autour de moi avec des yeux louches, comme autour d'une curiosité monstrueuse apportée d'Amérique, pourront satisfaire leur gosier et vider leur sac à paroles. Que les hommes me comprennent ou non, qu'ils agissent ou n'agissent pas, j'aurai dit aussi ce que j'ai à dire ; je leur ferai tailler leurs plumes si je ne leur fais pas nettoyer leurs piques, et l'humanité gardera sur sa joue le soufflet de mon épée marqué en traits de sang. Qu'ils m'appellent comme ils voudront, Brutus ou Erostrate, il ne me plaît pas qu'ils m'oublient. Ma vie entière est au bout de ma dague, et que la Providence retourne ou non la tête, en m'entendant frapper, je jette la nature humaine à pile ou face sur la tombe d'Alexandre ; dans deux jours les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté. »