Offrez-vous une analyse en moins de 2 minutes.

2500 résumés et analyses de livre rédigés par des pros.    Découvrez nos abonnements

Commentaire composé A la musique de “Poésies

Encore 5 téléchargements disponibles ce mois-ci Télécharger l'analyse (.doc)
Arthur Rimbaud Poésies
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"A la musique\" de Rimbaud. Cette analyse sur A la musique de Rimbaud a été rédigée par un professeur de français.

    • 4 pages de commentaire composé
    • format .pdf
    • style abordable & grand public
  • Télécharger le commentaire maintenant!

  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Poésies”

    A la musique reprend les observations de Rimbaud sur la petite bourgeoisie de la ville ; dans \"A la musique\", Rimbaud en propose la caricature. A la musique est une poésie à teneur biographique composée de neuf quatrains en alexandrins et intitulé \"A la musique\". Les cinq premières strophes sont la peinture des habitants de la ville; la sixième strophe est la transition; et les dernières sont consacrées au poète.

    Texte étudié : Rimbaud, Poésies, A la musique

    Place de la Gare, à Charleville.
    Sur la place taillée en mesquines pelouses,
    Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
    Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs
    Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.
    - L'orchestre militaire, au milieu du jardin,
    Balance ses schakos dans la Valse des fifres :
    - Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ;
    Le notaire pend à ses breloques à chiffres.
    Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :
    Les gros bureaux bouffis traînent leurs grosses dames
    Auprès desquelles vont, officieux cornacs,
    Celles dont les volants ont des airs de réclames ;
    Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités
    Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme,
    En partenariat avec www.bacfrancais.com
    Fort sérieusement discutent les traités,
    Puis prisent en argent, et reprennent : \"En somme !...\"
    Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins,
    Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande,
    Savoure son onnaing d'où le tabac par brins
    Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; -
    Le long des gazons verts ricanent les voyous ;
    Et, rendus amoureux par le chant des trombones,
    Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious
    Caressent les bébés pour enjôler les bonnes...
    - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant,
    Sous les marronniers verts les alertes fillettes :
    Elles le savent bien ; et tournent en riant,
    Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.
    Je ne dis pas un mot : je regarde toujours
    La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles :
    Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
    Le dos divin après la courbe des épaules.
    J'ai bientôt déniché la bottine, le bas...
    - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres.
    Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas...
    - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres...
    (Rimbaud, Poésies, A la musique)