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Commentaire composé Le vieux saltimbanque de “Les Fleurs du Mal

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Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur Le vieux saltimbanque de Baudelaire (recueil \"Les fleurs du mal\"). Cette analyse sur Le vieux saltimbanque de Baudelaire a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Fleurs du Mal”

    Texte étudié \"Le vieux saltimbanque\" de Baudelaire (extrait) :

    ... Tout n'était que lumière, poussière, cris, joie, tumulte ; les uns
    dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux.
    Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères pour obtenir
    quelque bâton de sucre, ou montaient sur les épaules de leurs pères pour
    mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu. Et partout circulait,
    dominant tous les parfums, une odeur de friture qui était comme l'encens
    de cette fête.
    Au bout, à l'extrême bout de la rangée de baraques, comme si,
    honteux, il s'était exilé lui-même de toutes ces splendeurs, je vis un
    pauvre saltimbanque, voûté, caduc, décrépit, une ruine d'homme, adossé
    contre un des poteaux de sa cahute ; une cahute plus misérable que celle
    du sauvage le plus abruti, et dont deux bouts de chandelles, coulants et
    fumants, éclairaient trop bien encore la détresse.
    Partout la joie, le gain, la débauche ; partout la certitude du pain pour
    les lendemains ; partout l'explosion frénétique de la vitalité. Ici la misère
    absolue, la misère affublée, pour comble d'horreur, de haillons comiques,
    où la nécessité, bien plus que l'art, avait introduit le contraste. Il ne riait
    pas, le misérable ! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait
    pas, il ne criait pas ; il ne chantait aucune chanson, ni gaie ni lamentable,
    il n'implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait
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    abdiqué. Sa destinée était faite.
    Mais quel regard profond, inoubliable, il promenait sur la foule et les
    lumières, dont le flot mouvant s'arrêtait à quelques pas de sa répulsive
    misère ! ...