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Commentaire composé Tableaux parisiens de “Les Fleurs du Mal

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Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Tableaux parisiens\" de Baudelaire (poème LXXXVI du recueil \"Les fleurs du mal\"). Cette analyse de Tableaux parisiens a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Les Fleurs du Mal”

    Paysage est le poème liminaire de la section intitulée \"Tableaux parisiens\". Dans ce premier poème, Baudelaire définit sa démarche poétique et ses sources d'inspiration.

    Enjeu du texte : Le poème se présente comme un art poétique définissant la démarche du poète tout en la mettant en œuvre.

    Poème étudié : \"Tableaux parisiens, LXXXVI\" de Baudelaire :

    Je veux, pour composer chastement mes églogues, (1)
    Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
    Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
    Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
    Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde, (5)
    Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde
    Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
    Et les grands ciels qui font rêver l'éternité.
    Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
    L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre (10)
    Les fleuves de charbon monter au firmament
    Et la lune verser son pâle enchantement,
    Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
    Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
    Je fermerai partout portières et volets (15)
    Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
    Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
    Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
    Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
    Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin. (20)
    L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
    Ne fera pas lever mon front de mon pupitre
    Car je serai plongé dans cette volupté
    D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
    De tirer un soleil de mon coeur, et de faire (25)
    De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.