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Commentaire composé La contemplation de Paris de “La Curée

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Emile Zola La Curée
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"La contemplation de Paris\" dans \"La curée\", de Zola. Cette analyse sur \"La contemplation de Paris\" (La Curée) a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “La Curée”

    Dans le présent extrait de la Curée, Saccard a emmené dîner sa femme Angèle en haut des buttes Chaumont ; il contemple Paris... Zola, en procédant à une description subjective de la ville, semble attaché à faire apparaître à travers le regard visionnaire de Saccard, la menace spéculative qui guette Paris, car le héros dévoile progressivement et malgré lui sa personnalité et ses désirs profonds.

    Texte étudié : La Curée de Zola : La contemplation de Paris (chapitre 2)

    Ce jour-là, ils dînèrent au sommet des buttes, dans un restaurant dont les fenêtres s'ouvraient sur Paris, sur cet océan de maisons aux toits bleuâtres, pareils à des flots pressés emplissant l'immense horizon. Leur table était placée devant une des fenêtres. Ce spectacle des toits de Paris égaya Saccard. Au dessert, il fit apporter une bouteille de bourgogne. Il souriait à l'espace, il était d'une galanterie inusitée. Et ses regards, amoureusement, redescendaient toujours sur cette mer vivante et pullulante, d'où sortait la voix profonde des
    foules. On était à l'automne; la ville, sous le grand ciel pâle, s'alanguissait, d'un gris doux et tendre, piqué çà et là de verdures sombres, qui ressemblaient à de larges feuilles de nénuphars nageant sur un lac; le soleil se couchait dans un nuage rouge, et tandis que les fonds s'emplissaient d'une brume légère, une poussière d'or, une rosée d'or tombait sur la rive droite de la ville, du côté de la Madeleine et des Tuileries. C'était comme le coin enchanté d'une cité des Mille et Une Nuits, aux arbres d'émeraude, aux toits de saphir, aux girouettes de rubis. Il
    vint un moment où le rayon qui glissait entre deux nuages, fut si resplendissant, que les maisons semblèrent flamber et se fondre comme un lingot d'or dans un creuset.
    \"Oh ! vois, dit Saccard, avec un rire d'enfant, il pleut des pièces de vingt francs dans Paris!\"
    Angèle se mit à rire à son tour, en accusant ces pièces-là de n'être pas faciles à ramasser. Mais son mari s'était levé, et s'accoudant sur la rampe de la fenêtre:
    \"C'est la colonne Vendôme, n'est-ce pas, qui brille là-bas?... Ici, plus à droite, voilà la Madeleine... Un beau quartier, où il y a beaucoup à faire... Ah! cette fois tout va brûler ! Voistu?...
    On dirait que le quartier bout dans l 'alambic de quelque chimiste\".
    (Emile Zola, La Curée, extrait du chap. 2, La contemplation de Paris)