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Commentaire composé Le barrage de feu de “Le feu

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Henri Barbusse Le feu
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur le chapitre 20 de Le Feu d'Henri Barbuse. Notre analyse sur Le barrage de feu, chapitre 20 du Feu de Barbusse a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Le feu”

    Le principal chef-d'œuvre d'Henri Barbusse est Le Feu (1916, prix Goncourt), récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme souleva les protestations du public de l'arrière.

    Extrait du chapitre 20, le passage donné ici retrace un épisode particulièrement difficile, le franchissement d'un barrage de feu. Tout le texte est marqué par des images de violence et de destruction, rapportées par le narrateur à la première personne.

    Texte étudié : Henri Barbusse : Le feu : chapitre 20 : Le barrage de feu

    C´est le barrage. Il faut passer dans ce tourbillon de flammes et ces horribles nuées verticales. On passe. On est passé, au hasard; j´ai vu, çà et là, des formes tournoyer, s´enlever et se coucher, éclairées d´un brusque reflet d´au-delà. J´ai entrevu des faces étranges qui poussaient des espèces de cris, qu´on apercevait sans les entendre dans l´anéantissement du vacarme. Un brasier avec d´immenses et furieuses masses rouges et noires tombait autour de moi, creusant la terre, l´ôtant de dessous mes pieds, et me jetant de côté, comme un jouet rebondissant. Je me rappelle avoir enjambé un cadavre qui brûlait, tout noir, avec une nappe de sang vermeil qui grésillait sur lui, et je me souviens aussi que les pans de la capote qui se déplaçait près de moi avaient pris feu et laissaient un sillon de fumée. À notre droite, tout au long du boyau 97, on avait le regard attiré et ébloui par une file d´illuminations affreuses, serrées l´une contre l´autre comme des hommes.
    - En avant!

    Maintenant, on court presque. On en voit qui tombent tout d´une pièce, la face en avant, d´autres qui échouent, humblement, comme s´ils s´asseyaient par terre. On fait de brusques écarts pour éviter les morts allongés, sages et raides, ou bien cabrés, et aussi, pièges plus dangereux, les blessés qui se débattent et qui s´accrochent.