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Commentaire composé Les vieux de “Oeuvre intégrale

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Jacques Brel Oeuvre intégrale
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Les vieux\" de Jacques Brel. Cette analyse  sur \"Les vieux\" de Jacques Brel a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Oeuvre intégrale”

    Cette chanson est noble, on peut la considérer comme un poème. Le thème de la fuite du temps fait partie des hantises de Brel : pour lui l'âge d'or est l'enfance. C'est pourquoi Brel évoque sur un registre réaliste et pathétique la vie banale des « vieux ».

    Texte étudié: Jacques Brel, \"Les vieux\"

    Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
    Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur
    pour deux
    Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
    Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
    Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
    Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
    Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends
    Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont
    fermés
    Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
    Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est
    trop petit
    Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
    Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
    C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement
    d'une plus laide
    Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend
    Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop
    longtemps
    Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent
    pourtant
    Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
    Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
    Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
    Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
    Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.
    (Jacques Brel, \"Les vieux\")