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Commentaire composé La Barbe bleue de “Contes

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Charles Perrault Contes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La Barbe bleue des Contes de Charles Perrault. Cette analyse sur La Barbe bleue de Perrault a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Contes”

    Nous allons donc nous pencher sur le conte de Barbe-Bleue et particulièrement sur le passage où la femme découvre le cabinet et ce qu'il contient, ainsi que le moment où Barbe-Bleue la condamne. Nous montrerons en quoi ce récit est un apologue en commençant par démontrer que c'est un récit vivant puis en montrant le mélange de quotidien et d'horreur, et enfin en expliquant la relation de
    personnage dominant / dominé.

    Texte étudié: Charles Perrault : Contes : La barbe-bleue

    Elle fut si pressée de sa curiosité, que sans considérer qu'il étoit
    malhonnête de laisser sa compagnie, elle y descendit par un escalier
    dérobé, et avec une telle précipitation qu'elle pensa se rompre le col deux
    ou trois fois. Arrivée à la porte du cabinet, elle s'y arrêta quelques
    momens, songeant à la défense que son mari lui avoit faite, et
    considérant qu'il pourroit lui arriver malheur d'avoir été désobéissante,
    mais la tentation étoit si forte qu'elle ne put la surmonter. Elle prend donc
    la petite clef, et ouvre en tremblant la porte du cabinet. D'abord elle ne vit
    rien, parce que les fenêtres étoient fermées. Après quelques instans, elle
    commença à voir que le plancher étoit tout couvert de sang caillé, que
    réfléchissoit les corps de plusieurs femmes mortes, et attachées le long
    des murs. C'étoient toutes les femmes que Barbe-Bleue avoit épousées, et
    qu'il avoit égorgées l'une après l'autre. Elle pensa mourir de peur, et la
    clef du cabinet qu'elle venoît de retirer de la serrure, lui tomba de la main
    : après avoir un peu repris ses esprits, elle ramassa la clef, referma la
    porte, et monta à sa chambre pour se remettre un peu, mais elle n'en put
    venir à bout, tant elle étoit émue. Ayant remarqué que la clef du cabinet
    étoit tachée de sang, elle l'essuya deux ou trois fois ; mais le sang ne s'en
    alloit point, elle eut beau la laver et même la frotter avec du grès, il y
    demeuroit toujours du sang, car la clef étoit Fée ; il n'y avoit pas moyen
    de la nétoyer tout-à-fait : quand on ôtoit le sang d'un côté, il revenoit de
    l'autre. La Barbe-Bleue revint de son voyage dès le soir même : il dit qu'il
    avoit reçu des lettres dans le chemin, qui lui avoient appris que l'affaire
    pour laquelle il étoit parti, venoit d'être terminée à son avantage. Sa
    femme fit ce qu'elle put pour lui témoigner qu'elle étoit ravie de son
    prompt retour. Le lendemain, il lui demanda les clefs, et elle les lui donna,
    mais d'une main si tremblante, qu'il devina sans peine ce qui s'étoit
    passé.
    D'où vient, lui dit-il, que la clef du cabinet n'est point avec les autres ? ---
    Il faut, dit-elle, que je l'aie laissée là haut sur ma table. - Ne manquez
    pas, dit la Barbe-Bleue, de la donner tantôt. Après plusieurs remise, il
    fallut apporter la clef. Barbe-Bleue l'ayant considérée dit à sa Femme :
    Pourquoi y a-t-il du sang sur cette clef ?--- Je n'en sais rien- répondit la
    pauvre femme, plus pâle que la mort.--- Vous n'en savez rien, reprit
    Barbe-Bleue ? Je le sais bien, moi : vous avez voulu entrer dans le cabinet
    : hé bien, Madame, vous y entrerez, et irez prendre votre place auprès
    des dames que vous y avez vues... Elle se jetta aux pieds de son mari en
    pleurant, et en lui demandant pardon avec toutes les marques d'un vrai
    repentir de n'avoir pas été obéissante. Elle auroit attendri un tigre, belle
    affligée comme elle étoit, mais la Barbe-Bleue avoit le coeur plus dur
    qu'un rocher ; Il faut mourir, Madame, et tout à l'heure.--- Puisqu'il faut
    mourir, répondit elle en le regardant les yeux baignés de larmes, donnezmoi
    un peu de temps pour prier Dieu.--- Je vous donne un demi-quart
    d'heure, reprit la Barbe-Bleue, pas un moment davantage.
    (Charles Perrault : Contes : La barbe-bleue)