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Commentaire composé Le chat et le chien de “Dialogues de bêtes

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Colette Dialogues de bêtes
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur Dialogue de bêtes : Le chat et le chien de Colette. Notre analyse sur Le chat et le chien de Colette a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Dialogues de bêtes”

    Colette est un auteur du XXème siècle, le siècle des changements, c'est une grande observatrice de la nature.

    En 1904 Colette écrit \"Dialogue de bêtes\". Ce texte théâtral est un apologue qui raconte l'histoire d'un chat et d'un chien et révèle les différences entre ces deux animaux domestiques.

    Dans ce commentaire composé rédigé par un professeur, nous analyserons \"Le chat et le chien\"

    Texte étudié : Dialogues de bêtes : Le chat et le chien de Colette

    Le perron au soleil. La sieste après déjeuner. Toby-Chien et Kiki-la-Doucette gisent sur la pierre brûlante. Un silence de Dimanche. Pourtant, Toby-Chien ne dort pas, tourmenté par les mouches et par un déjeuner pesant. Il rampe sur le ventre, le train de derrière aplati en grenouille, jusqu'à Kiki-La-Doucette, fourrure tigrée, immobile.
    TOBY-CHIEN : Tu dors ?
    KIKI-LA-DOUCETTE, ronron faible : ...
    TOBY-CHIEN : Vis tu seulement ? Tu es si plat ! Tu as l'air d'une peau de chat vide.
    KIKI-LA-DOUCETTE, voix mourante : Laisse...
    TOBY-CHIEN : Tu n'es pas malade ?
    KIKI-LA-DOUCETTE : Non... laisse-moi. Je dors. Je ne sais plus si j'ai un corps. Quel tourment de vivre près de toi ! J'ai mangé, il est deux heures... dormons.
    TOBY-CHIEN : Je ne peux pas. Quelque chose fait boule dans mon estomac. Cela va descendre, mais lentement. Et puis ces mouches !... La vue d'une seule tire mes yeux hors de ma tête. Comment font-elles ? Je ne suis que mâchoires hérissées de dents terribles (entends les claquer) et ces bêtes damnés m'échappent. Hélas ! mes oreilles ! Hélas ! mon tendre ventre bistré ! ma truffe enfiévrée !... Là ! juste sur mon nez, tu vois ? Comment faire ? Je louche tant que je peux... Il y a deux mouches maintenant ? Non, une seule... Non, deux... Je les jette en l'air comme un morceau de sucre. C'est le vide que je happe... Je n'en puis plus. Je déteste le soleil, et les mouches, et tout !...
    Il Gémit.
    KIKI-LA-DOUCETTE, assis, les yeux pâles de sommeil et de lumière : Tu as réussi à m'éveiller. C'est tout ce que tu voulais n'est-ce pas ? Mes rêves sont partis. A peine sentais-je, à la surface de ma fourrure profonde, les petits pieds agaçants de ces mouches que tu poursuis. Un effleurement, une caresse parfois ridait d'un frisson l'herbe incliné et soyeuse qui me revêt... Mais tu ne sais rien faire discrètement ; ta joie populacière encombre, ta douleur cabotine gémit. Méridional va !
    TOBY-CHIEN, amer : Si c'est pour me dire ça que tu t'es réveillé !...
    KIKI-LA-DOUCETTE, rectifiant : Que tu m'as réveillé.
    TOBY-CHIEN :J'étais mal à l'aise, je quêtais une aide, une parole encourageante...
    KIKI-LA-DOUCETTE : Je ne connais point de verbes digestifs. Quand je pense que de nous deux, c'est moi qui passe pour un sale caractère ! Mais rentre un peu en toi-même, compare ! La chaleur t'excède, la faim t'affole, le froid te fige...
    TOBY-CHIEN, vexé : Je suis un sensitif.
    KIKI-LA-DOUCETTE : Dis : Un énergumène.
    TOBY-CHIEN : Non, je ne le dirai pas. toi, tu es un monstrueux égoïste.
    KIKI-LA-DOUCETTE : Peut-être. Les Deux-Pattes - ni toi - n'entendent rien à l'égoïsme, à celui des Chats... Ils baptisent ainsi, pêle-mêle, l'instinct de préservation, la pudique réserve, la dignité, le renoncement fatigué qui nous vient de l'impossibilité d'être compris par eux. Chien peu distingué, mais dénué de parti pris, me comprendras-tu mieux ? Le chat est un hôte et non un jouet. En vérité, je ne sais en quel temps nous vivons ! Les Deux-Pattes, Lui et Elle, ont-ils seuls le droit de s'attrister, de se réjouir, de laper les assiettes, de gronder, de promener par la maison une humeur capricieuse ? J'ai, moi aussi, MES caprices, MA tristesse, mon appétit inégal, mes heures de retraite rêveuse où je me sépare du monde...