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Commentaire composé La philosophie à tous les âges de “Lettre à Ménécée

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Epicure Lettre à Ménécée
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur « La philosophie à tous les âges » d'Epicure (Lettre à Ménécée). Ce commentaire composé sur « La philosophie à tous les âges » a été réalisé par un professeur et comprend un corrigé complet (introduction et conclusion comprises).

    • 5 pages de commentaire composé
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    • style abordable & grand public
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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Lettre à Ménécée”

    Texte étudié : Epicure, Lettre à Ménécée : la philosophie à tous les âges

    « Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu'elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l'heure n'est pas encore arrivée d'être heureux ou qu'elle est déjà passée. Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie: celui-ci pour qu'il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge (...).
    Ce ne sont pas les beuveries et les orgies continuelles, les jouissances des jeunes garçons et des femmes, les poissons et les autres mets qu'offre une table luxueuse, qui engendrent une vie heureuse, mais la raison vigilante, qui recherche minutieusement les motifs de ce qu'il faut choisir et de ce qu'il faut éviter et qui rejette les vaines opinions, grâce auxquelles le plus grand trouble s'empare des âmes.
    De tout cela la sagesse est le principe et le plus grand des biens. C'est pourquoi elle est même plus précieuse que la philosophie, car elle est la source de toutes les autres vertus, puisqu'elle nous enseigne qu'on ne peut pas être heureux sans être sage, honnête et juste ni être sage, honnête et juste sans être heureux. Conçois-tu maintenant que quelqu'un puisse être supérieur au sage, qui a sur les dieux des opinions pieuses, qui est toujours sans crainte à la pensée de la mort, qui est arrivé à comprendre quel est le but de la nature, qui sait pertinemment que le souverain bien est à notre portée et facile à se procurer et que le mal extrême, ou bien ne dure pas longtemps, ou bien ne nous cause qu'une peine légère (...) ? » (Epicure, Lettre à Ménécée (extrait), La philosophie à tous âges).

    Extrait de l'introduction du commentaire composé sur « La philosophie à tous âges :

    Pour beaucoup, la philosophie est une discipline théorique, purement spéculative, qui se complaît dans des discours abstraits, et on ne voit pas bien en quoi elle pourrait concerner notre existence la plus quotidienne. Mais c'est oublier l'étymologie même du mot «philosophie»: à l'origine, il désigne en effet l'amour de la sagesse, plus précisément le désir d'une sagesse que l'on est conscient de ne pas posséder. Certes, le sage a des connaissances théoriques; mais il a aussi, et peut-être surtout, le souci du bien-vivre, c'est-à-dire de vivre dans la sérénité et la vertu. Dans ces conditions, la philosophie ne peut-elle pas tous nous concerner, puisqu'elle est en rapport avec une préoccupation universelle: la recherche du bonheur? Telle est en tout cas l'approche développée par Epicure dans la Lettre à Ménécée : selon lui, la pratique de la philosophie se justifie par le fait qu'elle seule peut nous permettre d'atteindre le véritable bonheur, conçu comme ataraxie, c'est-à-dire l'absence de troubles dans l'âme. Dans un premier temps, le philosophe va s'attacher à montrer que la philosophie s'adresse à tous, sans exception, en précisant plus particulièrement qu'il n'y a pas d'âge pour philosopher. Mais pour comprendre que la philosophie peut amener le bonheur, il faut se défaire des conceptions erronées du bonheur, telles qu'elles sont véhiculées par l'opinion: c'est ce qui est développé dans un second temps, à travers l'opposition d'un bonheur illusoire comme dérèglement des sens, et le véritable bonheur, qui nécessite l'intervention de la raison. Enfin, le texte se clôt par une présentation de la figure du sage, et les caractéristiques qui en font l'idéal d'accomplissement de l'humanité.