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Commentaire composé Chapitre 18 (Sur Venise, Rêverie au Lido) de “Mémoires d'Outre-Tombe

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François-René de Chateaubriand Mémoires d'Outre-Tombe
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur \"Sur Venise: Rêverie au Lido\" de Chateaubriand (chapitre 18, Mémoires d'Outre-Tombe). Cette analyse de \"Sur Venise, Rêverie au Lido\" a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Mémoires d'Outre-Tombe”

    \"Ma joie et ma tristesse furent grandes quand je découvris la mer et ses froncés grisâtres, à la lueur du crépuscule. Je laisse ici sous le nom de \"Rêverie\" un crayon imparfait de ce que je vis, sentis et pensais dans ces moments confus de médiations et d'images\". Tels sont les termes dont use Chateaubriand pour présenter à son lecteur le dernier chapitre du livre septième - tout entier consacré à Venise - de la Quatrième partie des Mémoires.
    Les \"images\" en question composent un tableau en grisaille, cadre propice à une \"méditation\" tour à tour voluptueuse et amère.

    Texte étudié : Sur Venise, Rêverie au Lido de Chateaubriand :

    Il n'est sorti de la mer qu'une aurore ébauchée et sans sourire. La
    transformation des ténèbres en lumière, avec ses changeantes merveilles,
    son aphonie et sa mélodie, ses étoiles éteintes tour à tour dans l'or et les
    roses du matin, ne s'est point opérée. Quatre ou cinq barques serraient le
    vent à la côte ; un grand vaisseau disparaissait à l'horizon. Des mouettes
    posées, marquetaient en troupe la plage mouillée ; quelques-unes
    volaient pesamment au-dessus de la houle du large. Le reflux avait laissé
    le dessin de ses arceaux concentriques sur la grève. Le sable guirlandé de
    fucus, était ridé par chaque flot, comme un front sur lequel le temps a
    passé. La lame déroutante enchaînait ses festons blancs à la rive
    abandonnée.
    J'adressai des paroles d'amour aux vagues, mes compagnes : ainsi que de
    jeunes filles se tenant par la main dans une ronde, elles m'avaient entouré
    à ma naissance. Je caressai ces berceuses de ma couche ; je plongeai
    mes mains dans la mer ; je portai à ma bouche son eau sacrée, sans en
    sentir l'amertume : puis je me promenai au limbe des flots, écoutant leur
    bruit dolent, familier et doux à mon oreille. Je remplissais mes poches de
    coquillages dont les Vénitiennes se font des colliers. Souvent je m'arrêtais
    pour contempler l'immensité pélagienne avec des yeux attendris. Un mat,
    un nuage, c'était assez pour réveiller mes souvenirs.
    Sur cette mer j'avais passé il y a longues années ; en face du Lido une
    tempête m'assaillit. Je me disais au milieu de cette tempête \" que j'en
    avais affronté d'autres, mais qu'à l'époque de ma traversée de l'océan
    j'étais jeune, et qu'alors les dangers m'étaient des plaisirs [Itinéraire.
    (N.d.A.)] \". Je me regardais donc comme bien vieux lorsque je voguais
    vers la Grèce et la Syrie ? Sous quel amas de jours suis-je donc enseveli ?