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Commentaire composé Chapitre 3, Livre III (La vie à Combourg) de “Mémoires d'Outre-Tombe

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François-René de Chateaubriand Mémoires d'Outre-Tombe
  • Résumé du commentaire composé

    Commentaire composé sur La vie à Combourg de Chateaubriand (chapitre 3 du Livre 3 des Mémoires d'Outre-Tombe). Notre analyse sur La vie à Combourg, extrait du Livre 3, Chapitre 3 des \"Mémoires d'Outre-Tombe\" de Chateaubriand a été rédigée par un professeur de français.

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  • Extrait du résumé

    Extrait du commentaire composé du livre
    “Mémoires d'Outre-Tombe”

    Dans ce passage Chateaubriand se trouve dans le château de Combourg, lieu féodal qui se trouve dans un endroit obscur.
    Problématique : Quelle relation entre Chateaubriand et sa famille est mise en relation tout au long du passage ?

    Texte étudié : La vie à Combourg de Chateaubriand

    Les soirées d'automne et d'hiver étaient d'une autre nature. Le souper fini
    et les quatre convives revenus de la table à la cheminée, ma mère se
    jetait, en soupirant, sur un vieux lit de jour de siamoise flambée ; on
    mettait devant elle un guéridon avec une bougie. Je m'asseyais auprès du
    feu avec Lucile ; les domestiques enlevaient le couvert et se retiraient.
    Mon père commençait alors une promenade, qui ne cessait qu'à l'heure de
    son coucher. Il était vêtu d'une robe de ratine blanche, ou plutôt d'une
    espèce de manteau que je n'ai vu qu'à lui. Sa tête, demi-chauve, était
    couverte d'un grand bonnet blanc qui se tenait tout droit. Lorsqu'en se
    promenant, il s'éloignait du foyer, la vaste salle était si peu éclairée par
    une seule bougie qu'on ne le voyait plus ; on l'entendait seulement encore
    marcher dans les ténèbres : puis il revenait lentement vers la lumière et
    émergeait peu à peu de l'obscurité, comme un spectre, avec sa robe
    blanche, son bonnet blanc, sa figure longue et pâle. Lucile et moi, nous
    échangions quelques mots à voix basse, quand il était à l'autre bout de la
    salle ; nous nous taisions quand il se rapprochait de nous. Il nous disait,
    en passant : \" De quoi parliez-vous ? \" Saisis de terreur, nous ne
    répondions rien ; il continuait sa marche. Le reste de la soirée, l'oreille
    n'était plus frappée que du bruit mesuré de ses pas, des soupirs de ma
    mère et du murmure du vent.
    Dix heures sonnaient à l'horloge du château : mon père s'arrêtait ; le
    même ressort, qui avait soulevé le marteau de l'horloge, semblait avoir
    suspendu ses pas. Il tirait sa montre, la montait, prenait un grand
    flambeau d'argent surmonté d'une grande bougie, entrait un moment
    dans la petite tour de l'ouest, puis revenait, son flambeau à la main, et
    s'avançait vers sa chambre à coucher, dépendante de la petite tour de
    l'est. Lucile et moi, nous nous tenions sur son passage ; nous
    l'embrassions en lui souhaitant une bonne nuit. Il penchait vers nous sa
    joue sèche et creuse sans nous répondre, continuait sa route et se retirait
    au fond de la tour, dont nous entendions les portes se refermer sur lui.
    Le talisman était brisé ; ma mère, ma soeur et moi transformés en
    statues par la présence de mon père, nous recouvrions les fonctions de la
    vie. Le premier effet de notre désenchantement se manifestait par un
    débordement de paroles : si le silence nous avait opprimés, il nous le
    payait cher.