Candide
Commentaire de texte / Analyse sur Candide

Candide : Chapitre 30

Commentaire de texte / Analyse de Voltaire

Commentaire composé sur le chapitre 30 de Candide de Voltaire. Cette analyse du chapitre 30 (scène de fermeture) de Candide de Voltaire a été rédigée par un professeur de français.

Le texte que nous allons étudier est extrait du chapitre XXX (« Conclusion ») de l'ouvrage, c'est-à-dire du dernier chapitre. Au terme de leurs péripéties, Candide et ses amis, dont Pangloss, s'installent en Turquie. Le héros fait deux rencontres marquantes, celle d'un derviche turc et d'un vieillard, grâce auxquels il comprend quel mode de vie et de pensée il doit adopter ; il en ressortira la célèbre phrase « il faut cultiver son jardin ».

Nous allons voir comment se clôt le conte et de quelle manière Voltaire affirme sa vision philosophique de l'existence dans ce passage. 


Que puis-je trouver dans ce commentaire sur "Candide : Chapitre 30"

  1. Introduction
  2. Extrait étudié
  3. Commentaire
    1. La clôture du roman
      1. Evolution des personnages
      2. Conclusion spatiale du récit
    2. Deux visions de la sagesse
      1. La sagesse du derviche
      2. Rencontre avec le vieillard
      3. Conclusions de l'ouvrage 
    3. Conclusion
A propos du commentaire
  • Pages
    5
  • Format
    .pdf
  • Style
    abordable et grand public
  • Rédacteur du commentaire
    Sophie Lecomte
  • Titre du livre commenté
    Candide : Chapitre 30
A propos du livre "Candide"

« Candide ou l’Optimisme », plus souvent désigné sous le titre court de « Candide », est un conte philosophique de François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), paru en 1759. Cette œuvre ironique est un récit de formation centré sur un héros nommé Candide.

Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh en Westphalie. Son maître, Pangloss, est professeur de « métaphysico-théologo-cosmolonigologie », et enseigne que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Suite à un baiser interdit avec Cunégonde, la fille du baron, Candide est chassé du château. C’est le début d’un long voyage initiatique, qui verra Candide traverser l’Europe et l’Amérique…

L’ironie de « Candide » paraît dès la couverture : l’ouvrage est prétendument « traduit de l’allemand de Mr. le docteur Ralph », avec les « additions qu’on a trouvées dans la poche de l’auteur ». Le nom du château où vit Candide, Thunder-ten-tronckh, est également une parodie des noms souvent longs de la noblesse ; les classes sociales de l’époque comptent parmi les principaux thèmes du conte. Mais « Candide » est surtout une prise de position de Voltaire par rapport à un débat philosophique qui animait l’époque sur le fatalisme et l’existence du mal.

Voltaire est farouchement opposé à la vision de Leibniz selon laquelle nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. C’est d’ailleurs Leibniz qui est raillé à travers le personnage caricatural de Pangloss, qui continue à défendre la philosophie optimiste malgré toutes les épreuves endurées par Candide. D’ailleurs, le héros ponctue chaque épisode d’une réflexion à propos de l’optimisme de son maître. En outre, ce dernier trouvera, dans le récit, son opposé dans la figure de Martin, compagnon de voyage de Candide plutôt pessimiste.

« Candide » est réédité vingt fois du vivant de son auteur ; c’est l’un des plus grands succès littéraires français. L’ouvrage a par ailleurs été adapté à de nombreuses reprises, que ce soit au théâtre, au cinéma, à la télévision ou en bande dessinée. Ce conte philosophique est un grand classique de la littérature française, fréquemment étudié dans les écoles et les universités.